Licenciée depuis 2 ans au TCHAC à Pornichet, Noémie Beaumont découvre l’Ultimate au cours de ses années collèges. Encouragée par son professeur de sport, connaisseur de la discipline, elle atteint l’équipe de France et participe à de nombreux grands championnats.

L’année 2019-2020 a été particulière pour Noémie, en septembre, elle prend la décision de mettre le holà sur sa carrière sportive. A la suite d’un enchainement de plusieurs blessures, la jeune femme ressent le besoin de s’accorder du temps. Elle choisit de freiner le pas concernant son engagement dans le sport. Cette période de pause lui a été bénéfique, elle sait maintenant mettre des mots sur ses envies et se sent reboostée pour attaquer pleinement une nouvelle saison « donc pendant le confinement, je n’ai pas vraiment été active, ça a pu attrister certaines personnes du club mais je suis de retour aux entraînements ! »

C’est par le biais d’une section sportive au collège que Noémie fait la connaissance de l’Ultimate. De nature très sportive, elle pratique du vélo, de la natation mais aussi de la course à pied en plus de sa discipline de prédilection. « J’entendais beaucoup que l’Ultimate, c’est un sport de plage » nous explique Noémie. Néanmoins, elle fait une belle découverte en se penchant vers ce sport. Lorsqu’elle passe au lycée, son professeur de sport qui l’avait toujours poussée à progresser, l’informe qu’il y a des sélections pour intégrer l’équipe de France. Très prévenant, il informe Noémie du niveau de ces dernières, « tu ne seras pas prise, mais ça te fera de l’expérience, c’est toujours bon à prendre ! ». Les résultats tombent, et à la surprise générale, Noémie est repérée et intègre l’équipe de France U17 féminine dans un premier temps puis les U20 et l’équipe sénior mixte par la suite.

L’Ultimate se joue sur trois surfaces plus ou moins grandes, en indoor, le terrain est de 40x 20m, l’équivalent d’un terrain de hand, le match dure 25 min ou 15 points. Un point se marque quand le joueur attrape le disque dans la zone. En Beach c’est 25 min ou 13 points, avec les mêmes dimensions de terrain. L’Ultimate se pratique aussi en outdoor, sur un grand terrain de 75×2, dans ce cas c’est 1h30 de jeu avec un cap systématique de +1 point.

La discipline a une particularité que peu de sport possède, le jeu se fait sans arbitrage. Les deux équipes qui se rencontrent désignent donc chacune une capitaine dite « spirit ». C’est elle qui est chargée d’intervenir lors d’un litige entre deux joueuses. C’est un point qu’apprécie tout particulièrement Noémie, « personne ne nous dicte le match, nous en sommes les seuls acteurs ». Tous les échanges entre joueurs se font donc en anglais, il est donc important d’avoir de bonnes bases pour pouvoir discuter sereinement.

Qu’est-ce que les gens pensent de ton sport ?

La plupart du temps les gens nous disent qu’on fait le sport pour les chiens. C’est hyper stéréotypé comme sport. Les gens pensent que c’est un loisir, car il n’y a pas de physique. Je recherche toujours à leur prouver le contraire et finalement les joueurs forcent, quasi systématiquement, leur admiration. Nous, les joueurs, aimerions qu’il y ait bien évidemment plus de médiatisation de notre sport. Mais pour moi, ce qui aiderait vraiment la discipline ce serait de former les entraîneurs. J’estime que pour toutes personnes qui commencent dans un sport, c’est important de savoir que les personnes qui t’entourent sont des personnes motivées et compétentes. Ça donne de la valeur à tes efforts !

Le club dans lequel évolue actuellement Noémie est un des 5 meilleurs de France ; après 3 années passées à Angers, elle s’est licenciée au TCHAC pour se confronter au plus haut niveau. A 20 ans, la joueuse a déjà participé à de nombreux championnats d’Europe, en Allemagne, en Belgique ou encore aux Pays Bas, compétition durant laquelle Noémie est capitaine d’équipe. En 2018, elle participe à ses premiers championnats du monde avec les U20 au Canada.

Quels sont tes objectifs pour la saison qui arrive ?

On va reprendre les compétitions en septembre. Étant donné qu’il fait beau on va reprendre par du Beach, avec les filles mais aussi en mixte à Royan. Puis il y a un autre tournoi, le B&O à Lyon, je vais y jouer avec mes amis. Certains d’entre eux ont vu de grosses compétitions s’annuler à cause du COVID. Notamment les championnats d’Europe dans plusieurs catégories. J’aimerais remporter un gros titre avec les filles mais aussi en mixte, cette année. Mais il n’y aura pas de championnats d’Europe en 2021, parce que c’est deux championnats d’Europe deux années de suite, puis une année sans rien.

Pour Noémie, le projet est clair, se refamiliariser avec les terrains. Son souhait de reprendre du plaisir est plus fort que tout. Elle a besoin de retrouver le plaisir de jouer, le plus simplement possible. Mais ce que veut retrouver au plus vite Noémie ce sont aussi les moments en dehors du terrain avec ses amis. L’équipe de France réunit des joueurs/joueuses venant des 4 coins de la France, les stages et rencontres sont aussi pour eux l’occasion de se retrouver entre amis.

Photo A la Une Noémie Beaumont - Crédit-Photo : Noémie Beaumont

Juliette Courcoul

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