Eva Coutant licenciée à ASPTT36 à Châteauroux depuis cette année est d’abord passée par le club de triathlon d’Angers, ASPTT ANGERS. Elle, qui depuis son plus jeune âge, court, est encore aujourd’hui entraînée par son papa. Jean Michel Coutant dédie chacun de ses débuts de soirée aux objectifs de sa fille. Il y a 1 an et demi, Eva connait un coup dur, une périostite qui, mal guérie se transforme en rupture de fatigue. Une blessure, qui entache encore ses entraînements. Nous l’avons rencontrée à la fin du confinement, période pendant laquelle la sportive de 18 ans a pu reprendre doucement ses activités.

Le père de la jeune femme l’accompagne pour toucher du doigts ses objectifs. En plus de son travail, il fusionne son emploi du temps avec celui de sa fille pour lui consacrer de longues heures d’entrainement. Jean Michel Coutant entraîne Eva à vélo et en course, la discipline qu’elle préfère. Mais la jeune triathlète s’octroie quelques heures d’entrainement en solitaire à l’ASA Natation d’Avrillé. Elle se donne comme but de s’entrainer 2 à 3 fois par semaine sur chacune des disciplines qui forment le triathlon.

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Eva nous confie avoir une bonne technique en course à pied, tandis que c’est ce qui lui fait défaut en natation. L’année prochaine, elle passe senior et craint d’avoir du mal à encaisser l’enchaînement des entraînements. « Mais en triathlon, tout se travaille, ce qui est un point faible peut devenir un point fort ».

Crédit Photo:Eva Coutant

Peux-tu nous évoquer de ta blessure ?

Il y a plus d’un an et demi je me suis blessée, mais j’ai continué la compétition et la pratique du sport en général. Alors, on m’a appris que ça s’était transformé en rupture de fatigue. Ça m’a tuée moralement. C’est très dur de passer de tout à rien, le sport c’est ma passion et là je devais arrêter. Pendant longtemps, j’ai eu le moral à zéro. Mais j’ai eu la chance d’être bien entourée par ma famille et mes amis. Aujourd’hui, j’ai de bonnes ondes autour de moi, je suis sur une bonne lancée.

C’est dans cette dynamique positive qu’ Eva a repris l’entraînement pendant le confinement. Passant du home trainer à plus de 30km de vélo par jour, lorsque la limite des 1km a été levée. La musculation a également remplacé le bassin d’eau. Le déconfinement souffle comme un vent d’air frais sur la santé de la jeune Angevine. A la suite de plusieurs rendez-vous avec les médecins, Eva retourne nager en eau libre. Elle fait aussi pas mal de sorties à vélo, jusqu’à 4 à 5 entrainements dans la semaine. Mais elle n’en oublie pas non plus son premier amour, la course à pied.  La triathlète profite de son temps libre pour reprendre ses marques, en douceur, sans rien précipiter. Pour elle, la douleur et les jours grisonnants sont désormais un mauvais souvenir.

Le confinement m’a aussi appris d’autres gestes très importants, comme les étirements. Je n’en avais jamais fait avant, mais j’avais du temps. Donc j’ai appris à m’adapter et à utiliser mon temps disponible à bon escient.

Comment vois-tu l’avenir ?

Au mois de septembre 2020, il y a les championnats de France jeunes de triathlon à Montceau-les-Mines dans la Saône-et-Loire. Ainsi que ceux de duathlon, le 10 et 11 octobre, non loin de Paris. On reprendra avec les moyens du bord mais on reprendra tout de même. J’ai tout un travail que je n’ai pas pu faire en amont, mais même si je risque de ne pas faire une fin de saison surprenante. Je mise tout sur la saison 2020-2021, où mes objectifs sont clairs. La D1 avec le club en duathlon et les championnats de France de triathlon et de duathlon jeunes. Et peut-être un peu de piste l’été. Il faut encore que j’en parle avec mon papa, mais j’aimerais bien m’aligner sur 1500 et 3000, essentiellement cette dernière distance. Nous n’avons pas encore pris le temps de préciser les objectifs de chrono, mais ça viendra.

Crédit Photo: Eva Coutant

Eva se remémore de beaux souvenirs, alors qu’elle se replonge dans un album dans lequel ses parents classent tous ses résultats, elle nous évoque ses plus beaux moments. Tout d’abord sa dixième place près de Paris, entourée de ses plus fidèles supporters, ses cousins et ses oncles et tantes. C’était lors des championnats de France de duathlon en 2018. Ensuite, Eva, nous raconte sa mémorable épopée lors de ses premiers championnats de France de duathlon, à Albertville en 2016. « Je courais pour la 10ème place et j’ai eu une pénalité injustifiée. Elle m’a fait perdre le top10, j’ai finalement fini 13ème ». Encore amère de cette erreur d’arbitrage, selon elle, la jeune femme qui revit ce souvenir en nous le racontant, avoue que celui-ci à une place spéciale dans sa mémoire. C’est à la fois un doux souvenir, par son unicité, c’étaient ses premiers championnats de France. Mais un parfum d’inachevé règne aussi dans son récit.

Eva se rendra sur ses premières compétitions après COVID, fin Août, pour effectuer un travail de préparation. Elle souhaite profiter de la nouvelle saison, qui commencera après les échéances des championnats de France, pour retrouver du plaisir. C’est ainsi, que les résultats viendront. La saison 2020-2021 semble très importante pour l’Angevine, sportivement, elle souhaite revenir au plus haut niveau. L’entrée dans une nouvelle catégorie sera pleine de découverte. Plus personnellement, Eva vivra également une année décisive, celle de son bac STMG, qu’elle prépare au lycée Auguste et Jean Renoir à Angers.

Juliette Courcoul

Photo à la Une: Eva Coutant, Crédit Photo: Eva Coutant 

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