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RUGBY : ASM Romagnat, le rugby, une passion Part.2

Mickael Durao, directeur d’une société d’informatique à Clermont Ferrand et vice-président du club a connu le club lors de la médiatisation de la fusion entre l’ASM et Romagnat. Étant passionné de rugby et partenaire avec les hommes de l’ASM, il s’est integré au club de l’ASM Romagnat en devenant partenaire du club avant de sympathiser avec les filles, le staff et devenir vice-président. Son travail consiste à la recherche de partenaires et à la communication du club afin d’avoir une communication publique cohérente sur les réseaux sociaux, mais aussi pour la presse et les partenaires.

Dans quelle mesure la communication du club vous aide à trouver des entreprises partenaires ?

Aujourd’hui ce n’est pas la communication qui aide, de ce que je vois on distingue deux vecteurs différents, d’un côté les habitués de Romagnat, les gens qui connaissent l’histoire et qui sont ancrés dans le club, on cible donc Romagnat et sa périphérie (parents de joueuses, commerçant locaux). Et d’un autre côté, on a les partenaires historiques qui perdurent et d’autres partenaires qui eux sont plus liés à des réseaux d’entreprises, on a accès au réseau ASM-en-mêlée qui est le partenaire des hommes. On a des partenaires financiers (sponsors, mécénats) mais aussi d’autres partenaires qui nous aide avec des moyens humains et logistiques (fabrication des survêtements, aide dans ma recherche d’emploi).

Comment communiquez-vous sur vos partenaires ?

Principalement par mail, on veut mettre en place une newsletters pour la saison prochaine afin d’avoir une communication encore plus cohérente, on a envie d’inviter nos partenaires à chaque match, on a envie qu’ils se sentent intégrer, important pour le club car nous sommes une famille.

Le club est présent sur les réseaux sociaux, quels sont les objectifs du club sur chacun de ces réseaux sociaux ?

Principalement sur LinkedIn nous ciblons les partenaires, nous avons remarqué que Twitter est très peu consulté et sur Facebook nous affichons les dates de matchs, les événements, les résultats.

Si vous deviez citer 2 actions de communication qui ont particulièrement fonctionné depuis que vous êtes au club, quelles seraient-elles ?

Je dirai le fait d’avoir bénéficier d’une baissé de rideau cette année au Marcel Michelin après un match de coupe d’Europe, on a pu bénéficier des structures et surtout on a eu un record d’affluence. On a pu avoir l’occasion de montrer aux supporters notre jeu, notre équipe et nos valeurs. Et le fait d’avoir bénéficier de la communication réalisée par ASM Omnisports qui, sur cet événement, s’est chargée de l’intégralité de la communication.

Marie-Françoise Magignot, trésorière du club depuis trois saisons connait le club depuis de nombreuses années grâce notamment à ses amies, joueuses de Romagnat.

Est-ce que vous vous inspirez de certains clubs ? Autant masculin que féminin. 

On suit évidemment tout ce qui se passe aux alentours autant sur le rugby féminin que masculin. On ne travaille pas seul, on est en partenariat avec Pont-du-Château et Thiers. On suit les autres clubs pour évoluer en gardant ce qui se fait de bon et en analysant ce qu’il ne faut pas faire. 

Que pensez-vous de l’évolution de la médiatisation du rugby féminin en France ? 

Fabrice Ribeyrolles, Mickael Durao et Marie-Françoise Magignot se rejoignent sur ce point. 

C’est que du positif, de plus en plus de match de très bon niveau sont diffusés. C’est une très bonne chose et les joueuses y sont pour beaucoup, avec le championnat d’Europe remporté, la victoire en novembre face aux Blacks. 3 millions de téléspectateurs ont également suivi la coupe du Monde 2017 en Irlande. On voit qu’il y a un engouement pour le rugby féminin et c’est mérité. On surfe sur une spirale positive, on est ravi et on profite de ce moment, c’est bien pour les filles. Il est important pour les filles d’obtenir cette reconnaissance car beaucoup ne se rendent pas compte de l’écart qui existe entre les hommes et les femmes. Nos joueuses se lèvent pour aller travailler, se rendre à la salle de musculation le midi pendant leur temps de pause, finir leur journée très tard chaque jour après les entrainements, tout cela sans salaire, et sans une vraie reconnaissance médiatique. 

Entrainement du mercredi 5 juin 2019


Si vous aviez un message à faire passer aux jeunes filles voulant faire du rugby, quel serait-il ? 

C’est un sport qui apporte beaucoup de chose, qui rassemble, les gens sont restreints par rapport au fait que c’est un sport dur, un « sport d’hommes », mais c’est bien plus qu’un sport, il y a une ambiance, les filles sont préparées, suivies. Cette année on a beaucoup vu dans les journaux les accidents mortels dans le rugby masculin, ce qui a causé une perte d’effectif du rugby masculin mais pas féminin car le rugby reste un sport d’évitement. On retrouve chez les filles l’essence du rugby de l’époque. On a différents niveaux de jeu pour se faire plaisir, pour débuter le rugby.

Vincent Foultier 

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