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RUGBY : ASM Romagnat, le rugby, une passion. Part.1

En cette fin de saison 2018-2019, nous avons eu l’opportunité de découvrir l’ASM Romagnat rugby féminin de plus près grâce à Fabrice Ribeyrolles, ancien joueur professionnel du côté de l’ASM et Aurillac, désormais entraîneur, mais aussi grâce à Mickael Durao, vice-président du club et Marie-Françoise Magignot, trésorière. Pour nous, ils ont accepté de répondre à nos questions.

Fabrice Ribeyrolles, entraineur de l’ASM Romagnat depuis 4 saisons. Il a joué en tant que professionnel à l’ASM de 1990 à 2001 et a rejoint ensuite Aurillac pour 4 saisons. En 2005, Fabrice Ribeyrolles devient pour la première fois entraineur où il s’occupera des espoirs de l’ASM de 2005 à 2011. Son parcours d’entraineur se poursuit du côté de La Rochelle jusqu’en 2015 avant de revenir sur ses terres apporter son expérience de haut niveau aux filles de l’ASM Romagnat où il décroche le titre de champion de France en 2016.

En 2016, le club passe sous le nom d’ASM Romagnat, selon vous qu’est ce que cela a changé dans la visibilité du club ?

Beaucoup de chose bien évidemment, L’ASM est la marque du rugby français par les résultats des hommes mais aussi par sa formation. Cette image colle à notre fonctionnement. Le fait d’avoir fusionné avec l’ASM apporte plus de visibilité par rapport aux partenaires, aux gens mais aussi par rapport aux filles que l’on souhaite recruter, c’est forcément positif pour le club car on bénéficie d’avantages comme la salle de musculation, un cabinet médical, des matchs au stade Marcel Michelin. Tout cela valorise l’équipe et l’image du club en général.

Vous venez de vivre une très belle saison malgré l’élimination en quart de finale du championnat de France, quels sont vos ressentis sur cette saison et qu’est ce que vous en retenez pour la saison prochaine ?

Une belle saison mais avec un goût amer car on a fait de bonnes choses pour gagner ce quart de finale ( perdu face à Bayonne 21-15) mais nos erreurs nous ont coûté cher. On est pas passé loin de l’exploit. Cette saison reste tout de même très positive au niveau de l’évolution du jeu des filles. On a une équipe jeune (22 ans de moyenne d’âge) ce qui nous donne une belle marge de progression. Les filles ont vécu une grande frustration et on se servira de ces larmes la saison prochaine pour avancer, franchir encore une étape. On va renforcer l’équipe pour la saison prochaine, sur le plan qualitatif mais aussi quantitatif car on est parfois limité.

Après être devenu champion de France en 2016, quels sont vos objectifs pour la saison prochaine et quelle est la politique du club dans la durée ? Redevenir champion de France est l’objectif principal de la saison prochaine ?

Champion de France on va attendre encore un peu car il y a un écart important entre les deux têtes d’affiches que sont Toulouse et Montpellier sur le plan financier et effectif. Pour nous l’objectif est de continuer à avancer, faire progresser les filles collectivement et individuellement. On aura la possibilité de recruter pour améliorer la qualité du groupe et avoir des entrainements plus en oppositions avec beaucoup plus d’intensité et avec des filles qui vont arriver avec de grandes ambitions individuelles.

Jessy Trémoulière a porté vos couleurs et celle de l’Équipe de France tout comme Caroline Thomas encore aujourd’hui, j’imagine que c’est une fierté pour vous et le club, est-ce que cela attire plus facilement de jeunes sportives à intégrer le club ?

Oui c’est une fierté de voir qu’à travers nos entrainements collectifs et individuels, nos joueuses sont reconnues pour l’Équipe de France, on a trois filles qui vont partir en tournée cette été, chaque année on en a de plus en plus, ça prouve qu’on fait du bon boulot avec le staff présent et ca montre qu’on est dans la formation. Ca attire les jeunes filles qui veulent allier les études à Clermont et le sport de haut niveau. Elles savent qu’elles sont bien encadrées et qu’elles peuvent franchir les étapes. Des joueuses de toute la France sont intéressées par le club car on a l’image d’un club sympa, formateur qui donne la chance a toutes les filles. Le plaisir est la base de tout, que ce soit sur le terrain mais aussi en dehors.

Quelle relation avez-vous avec vos joueuses, le staff et vos supporters ?

À l’intérieur du club, c’est la passion du rugby qui nous anime, il n’y a pas de contact d’argent, si on s’entraine 5 à 7 fois par semaine c’est parce qu’on aime ce sport. Les supporters répondent présent lors des gros matchs et sont surpris par la qualité du jeu offert par les filles. Tout cela intervient grâce à l’image positive de l’Équipe de France qui découle sur tous les clubs de rugby féminin.

Si vous aviez un message à faire passer aux jeunes filles voulant faire du rugby, quel serait-il ?

Pour l’entraîneur, Fabrice Ribeyrolles, il conseille aux jeunes filles de venir au rugby prendre du plaisir, pour vivre de bons moments, de belles aventures entre copines. Vivre de belles émotions, de la joie mais aussi de la tristesse qui fait partie du sport en général. On dit souvent « école de rugby, école de la vie », je vois l’exemple avec certaines filles et c’est tellement vrai, j’au aussi eu l’exemple avec ma fille qui a évolué grâce au rugby et qui a plus de facilité dans la vie en société. Le rugby est un sport collectif avec de vraies et belles valeurs. On aide ces jeunes filles à avoir une prise de confiance, on les aide à trouver des formations, un emploi, des alternances, on est comme des parents, on les suit, on les accompagne et on est heureux lorsqu’elles réussissent dans leur vie professionnelle et dans leur vie sportive dans le rugby.

Vincent Foultier

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