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ROLLER DERBY : Rencontre avec les Paris Rollergirls !

Dans la catégorie sport original et surtout très cool, nous demandons le roller derby ! Les Rollergirls de Paris nous ont accueillis, ce samedi, pour un de leurs spectaculaire scrimmage (match d’entrainement) interne au Gymnase de la Porte de la Plaine dans le 15èmearrondissement de Paris. 

13H30 : Jour de match 

L’effervescence se fait déjà sentir sur le terrain. La première étape primordiale de cette journée de scrimmage : l’échauffement !  Avec une musique d’ambiance, toutes les joueuses se réunissent au milieu du terrain pour former un cercle et débuter des petits exercices pour s’échauffer et conditionner leur corps avant le match. Entre abdos, squats, course à pied dynamique et exercices d’équilibres, les coachs sont attentifs aux moindres faits et gestes de leur pouliches, car le Roller Derby c’est une grande famille.

Entrainement Scrimmage Rollergirls Paris/ photo : Mounia Saadi / Madam Sport

 « Buch Chan » joueuse professionnelle de roller Derby et Présidente de l’association Roller Girls Paris nous explique ce que le Roller derby apporte à ses pratiquantes :

“Buch Chan”
Présidente PARIS ROLLERGIRLS
photo : Mounia Sadi / Madam Sport

« Dans le Roller derby, nous pouvons retrouver une grande diversité de femmes aussi bien physiquement, que mentalement. Que tu sois petite, grande, grosse, maigre, âgée ou jeune, ou que tu sois timide ou extravertie tu es la bienvenue ici ! »

14H00 : Préparation du track (piste de jeu) à la mode DIY, et constitution des équipes !

Ici joueuses, arbitres et bénévoles mettent la main à la pâte pour construire la piste de jeu, à l’aide de bandelettes pour délimiter le terrain. Le jeu se déroulera sur une piste ovale de 30 mètres sur 16 mètres. Une fois le terrain prêt, les 15 filles, présentes sont réparties en 2 équipes :  

 « Les Quedalles » (équipe B) qui joue en Nationale 1 affronteront « les Sans Culottes » (équipe C) jouant en Nationale 2 avec la participation de quelques transferts de niveaux élite (équipe A). L’ensemble des arbitres se mettent en place,) pour lancer LE coup de sifflet du début de la rencontre.  

Dans quelques minutes, les équipes B et C vont s’affronter sur la piste. Le but du jeu est simple : traverser les lignes de bloqueuses et faire un tour de circuit pour obtenir le plus de points. Et tous les coups sont permis, ou presque. Le suspense est à son comble pour une rencontre explosive entre l’équipe B et C des Rollers Girls de Paris !

14H30 C’est parti pour un match de Roller Derby ! 

 Voilà que l’arbitre central, d’un coup de sifflet strident, demande à 10 joueuses de chaque équipe de se mettre en place pour le début du match, sous les encouragements des amis et de la famille : « ALLEZ LES FILLES ! ».

photo : Mounia Saadi / Madam Sport

Sur le terrain les 10 joueuses se répartissent en groupe de 5 avec 4 bloqueuses de l’équipe B face à une jammeuse de l’équipe C et 4 bloqueuses de l’équipe C face à une jammeuse de l’équipe B. La jammeuse, différenciée des autres joueuses par une étoile sur le casque, devra faire un maximum de tours de circuit pour apporter le plus de points à son équipe sans commettre de fautes. Le rôle des bloqueuses est d’empêcher la jammeuse adverse de les doubler tout en facilitant le passage à travers le pack de leur propre jammeuse. En cas de fautes, les arbitres présents sur le terrain devront envoyer la joueuse en prison, ce qui consiste à la sortir du terrain pendant une trentaine de seconde pour réintégrer ensuite le match.

Trois, deux, un… La course est lancée !

Les joueuses s’entrechoquent violemment dès la première minute. La tension est palpable, aussi bien dans les gradins que sur la piste. Tout le monde retient son souffle. Les joueuses tombent les unes après les autres. Elles sont fortes, rapides, agiles, en quad et doivent se battre sur une piste plus longue que large.

Un match de Roller Derby se déroule en 2 périodes de 30 minutes constituées chacune de plusieurs affrontements, qu’on appelle : JAM. Une mi-temps est découpée en sous-périodes, appelées jams, d’une durée maximale de 2 min. Entre deux jams, s’écoule une période de 30 secondes pendant laquelle les équipes sont autorisées à changer les joueuses envoyées sur le terrain. 

15H00 : rassemblement des troupes (Équipe B : 60 VS 62 Équipe C ) 

Le coup de sifflet retentit, c’est la mi-temps !  Alors qu’un silence s’installe dans le gymnase, pendant que les deux équipes se rassemblent pour faire le point sur les différentes tactiques de jeu à revoir, en se basant sur les failles de l’adversaire. 

Voilà que le match reprend, sous les applaudissements du public ! 

Le coup d’envoi lancé, les joueuses de chaque équipe deviennent de véritables tigresses, sur le terrain, prêtent à en découdre. Pour la majorité de ces joueuses, pas vraiment accros au sport à la base, le Roller Derby agit comme une révélation ! 

photo : Mounia Saadi / Madam Sport

Buch nous parle alors de « Self esteem » : 

« C’est génial de voir à quel point ce sport peut avoir un impact positif sur l’estime personnelle et la confiance en soi dans la vie de tous les jours.  En 10 ans de carrière j’ai eu l’occasion de voir défiler de nombreuses jeunes femmes timides à l’origine qui se sont véritablement révélées grâce à ce sport. Elles ont réussi à acquérir une telle confiance que ça en devient incroyable.

 Dans ce sport, il ne s’agit pas de se focaliser sur les formes de votre corps mais de prouver ce dont votre corps est capable, à savoir autant que les hommes. On pratique du Roller Derby souvent pour les compétitions ! Souvent les débutantes sont impatientes de pouvoir jouer en compétition car c’est comme ça que ce sport est vécu à 100 % ! »

photo : Mounia Saadi / Madam Sport

 En effet, pour pouvoir faire partie intégrante des matchs, les joueuses doivent passer le « Minimum Skills » (MS).  Un examen dans lequel la débutante, gentiment renommée la « fresh meat », doit montrer qu’elle n’est ni un danger pour soi et ni pour les autres sur le track.  Ce test est obligatoire et se décline sous deux formes. Il y a les « MS théoriques », qui reposent sur l’apprentissage des 80 pages de règlement du sport ; et les « MS pratiques » qui sont des exercices test sur les patins.  Ce sport ne s’apparente pas au catch par exemple, où il y a un scénario défini.  Tout se fait dans l’instant présent. 

 15H30 : Fin du match, c’est l’heure de la célébration !

Une fois le coup de sifflet de fin de match, le score est annoncé : 122 points pour l’équipe B contre 110 points pour l’équipe C. 

Toutes les joueuses se rassemblent sur le côté du terrain pour partager leurs impressions et se féliciter les unes, les autres pour ce match. Une magnifique solidarité et complicité entre les joueuses des deux équipes transparaît alors. Pour fêter ça, les coachs des deux équipes décident d’immortaliser le moment avec une photo de groupe pour que la rencontre reste à jamais graver dans les mémoires.

photo : Facebook du Paris Rollergirls

Bravo les Paris RollersGirls  !  

Mounia SAADI

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