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ROLLER DERBY : « À la découverte d’un sport rock’n’roll ! » :

Joueuses de Roller Derby (Lightfield)

Casques, protège dents, coudières, genouillères, et rollers : voilà à quoi ressemble l’armure d’une joueuse de Roller Derby.

Un sport à la fois atypique et politique, c’est comme ça qu’elles définissent la discipline. Oubliez le patinage artistique et la natation synchronisée, ces joueuses ne sont pas là pour faire jolie.  Le roller Derby féministe n’a de cesse de prendre de l’ampleur en France et en Europe.

Remontons dans le temps pour comprendre …

Le Roller Derby est née dans les années 1930 aux Etats-Unis.

 À l’origine ce sport s’apparentait à une forme de catch sur roulettes pratiqué exclusivement par des femmes.  

Dix ans plus tard, le publicitaire Leo Seltzer organise des courses et y introduit de nouvelles règles, comme la possibilité de se pousser et de se donner des coups de coude, le gagnant étant celui qui reste debout. Cette discipline spectaculaire, où tous les coups sont permis, finit par tomber dans l’oubli pour revenir en force dans les années 2000 notamment grâce au film « Whip it » de Drew Barrymore qui a connu un grand succès. 

Les premiers pas du Roller Derby dans les années 1930.

De nos jours, le Roller Derby n’a pas perdu son âme explosive, mais c’est dans un cadre réglementé qu’il se pratique. 

Des règles simples

Au début des années 2000, un groupe de patineuses américaines décident de rédiger un règlement de 90 pages, proposant une version moderne et 100 % féminine du roller derby. Le jeu se déroule sur une piste ovale de 30 mètres sur 16 mètres. Sur le track (terrain), 10 joueuses s’affrontent en quads (patins à roues non alignées), et chaque équipe est constituée d’une jammeuse et de quatre bloqueuses (dont une «pivot»).

 Pour se faire les jammeuses doivent traverser, par tous les moyens, le mur de bloqueuses de l’équipe adverse, qui doivent rester groupées en un « pack », roulant à allure modeste autour de la piste. Les jammeuses vont devoir doubler un maximum de fois le pack en effectuant des tours de piste. À chaque fois qu’une jammeuse double une adversaire (en lui prenant un tour) sans faire de fautes, elle fait gagner un point à son équipe. L’équipe avec le plus grand nombre de points au terme des deux mi-temps gagne le match.

Un sport avant tout FÉMINISTE

Au Roller Derby, le dress-code fait historiquement partie du folklore : pins, collants retro et chaussettes sont de rigueur. Chaque joueuse se doit en plus de choisir un « derby name », en plus d’un numéro. 

Lilou, une joueuse âgée de 21 ans du club parisien des « Gueuses de Pigalle » a pour « derby name » : Narvalette n°404. Cette dernière se confie sur sa vision de la discipline en tant que femme : 

« Quand on ne connait pas ce sport on voit juste des filles qui se cognent dessus. Quand l’une des filles tombent, toutes les autres l’aident à se relever, et le jeu continue. L’entraide est le maître mot de ce sport.  Nous nous affirmons en tant que femme et on n’est pas juste dans l’esthétisme. Que tu sois grosse, que tu sois petite, que tu sois maigre, tu as ta place. Il ne s’agit pas de se focaliser sur les formes de ton corps mais de prouver ce dont ton corps est capable ». 

Le Roller Derby connaît une seconde jeunesse en France depuis 2010. Les équipes fleurissent aux quatre coins de l’hexagone avec notamment à Paris des club phares tels que les Paris Rollergirls dans le 12èmearrondissment de Paris, Les Lutèces Destroyeusess dans le 4èmeou encore Les Quads de Paris dans le 20ème.

Mounia SAADI

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