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MEDIA : Elles jouent « pour faire comme les garçons »

Jean-Pierre Pernaut au cœur d’une nouvelle polémique

« Sexiste, misogyne, d’un autre temps ». Voilà comment on peut qualifier le spectacle auquel on pu assister les téléspectateurs du 13h de la plus grande chaîne d’Europe ce 18 juin dernier.

Extrait du 13h du 18/06/2019 présenté par Jean-Pierre Pernaut

Présenté par Jean-Pierre Pernaut, le JT de TF1 à l’heure du déjeuner n’est pas à sa première polémique. Traitant comme à son habitude de l’actualité chaude de ces dernières 24h, il était impossible de passer à côté de la coupe du monde féminine de football qui a lieu en France. Après 3 victoires et une qualification en huitième de finale suivit par près de 10 millions de téléspectateurs à chaque fois, il était donc légitime pour un journal de renom comme celui de TF1 de traiter du carton plein de nos bleues. Au lieu d’un beau reportage représentatif de la performance de l’équipe de France sur son entrée dans cette compétition, tout le début du sujet n’est qu’un florilège de propos déplacés voire misogynes. « On peut comprendre que certains rêveraient d’être à la place de la balle », « pour faire comme les garçons » ou encore une métaphore avec « le tricot », c’est toute une succession de clichés qui défile sous nos yeux, le tout, condensé en une trentaine de secondes.

Le but premier d’un journaliste est de recueillir/écrire/distribuer/diffuser des informations. Un reportage télévisé quant à lui doit permettre aux téléspectateurs de vivre le moment vécu par le journaliste au moment de la réalisation de son sujet. Dans ce cas précis, on n’a pas de l’information, et on pourrait se passer aisément des commentaires permettant de nous mettre en immersion. Il est évident qu’il y a des différences entre le jeu des hommes et celui des femmes. Il n’est donc pas impossible ni interdit de faire des analyses pertinentes ou des comparaisons entre le football masculin et féminin car les deux possèdent des qualités et des défauts qui leur sont propres, et cela vaut aussi pour les autres sports. Entre maladresse, volonté du journaliste ou mauvaises interprétations de notre part, il n’y a pas mort d’homme. Rappelons que le football est unisexe, que sa pratique est possible par tous et toutes. Donc soyons derrière les filles de Corinne Diacre en espérant pouvoir arborer fièrement une belle étoile à l’instar des hommes qui nous ont fait vibrer l’été dernier.

Jimi Martin

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