Lifestyle

LIFESTYLE : Sportive et maman, l’impossible dilemme ?

Admirées en tant que sportives de haut niveau, comment des femmes comme Serena Williams, Allyson Felix ou encore Laura Glauser ont fait pour concilier leur vie sportive et leur vie de maman ?

Être une sportive de haut niveau demande une très grosse préparation physique et mentale mais comment anticiper le fait de devenir maman ? En pleine carrière, il peut être parfois difficile d’annoncer à son entraineur le souhait de mettre sa carrière entre parenthèse pour ses projets de vie. Cette envie intervient souvent après la victoire d’une médaille ou encore, d’une grosse blessure qui demande un long moment de repos.

Quelques cas l’ont confirmés : Wendy Lawson, handballeuse professionnelle, aurait reçu des propos déplacés de la part du président Nantais sur sa grossesse en rappelant qu’elle était en CDD et donc, qu’elle ne pouvait tomber enceinte. 

 « Dans certains pays en Europe, on m’a déjà présenté une clause m’annonçant que si j’avais un enfant, le club pouvait rompre mon contrat. C’est une question vraiment sexiste qu’on ne verrait jamais dans le contrat d’un homme. Je n’ai jamais accepté de signer ça et je leur disais qu’ils bafouaient mes droits en tant que femme. » Alysha Clark, basketteuse de Lyon Asvel.

Ou encore, Serena Williams, la célèbre tenniswoman, au retour de sa grossesse qui n’était pas tête de série pour Roland Garros car la Fédération française de Tennis a décidé de suivre le classement de la WTA (association des joueuses de tennis). Cela a choqué les Etats-Unis qui reprochent à Roland Garros de vouloir punir Serena Williams d’avoir eu un bébé.

Mais les entraîneurs ne sont pas les seuls à être réticents, les sponsors le sont eux aussi. Allyson Félix, célèbre athlète américaine, en a eu l’expérience avec son sponsor Nike qui a baissé de 70% ses revenus car ses résultats après son accouchement ont été jugés insuffisants.

Elles sont de plus en plus nombreuses à ne plus vouloir attendre la fin de leur carrière pour devenir maman et les mentalités commencent à évoluer. La Fédération française a donc pris cela en considération en offrant aux parents une somme de 4 000€ par an. 

« On se pose tout de même pas mal de questions. Moi, j’ai eu la chance d’avoir un club qui a accepté que je sois enceinte pendant une année de contrat, qui a compris que pour que je sois encore plus épanouie dans mon travail, il fallait aussi que je le sois dans ma vie de femme. » Laura Glauser, handballeuse française. 

Concernant la préparation physique, cela peut être une vraie difficulté. Du temps est nécessaire pour retrouver ses performances. La plupart des sportives disent avoir continuer le sport durant leur grossesse. Mais il est important de pratiquer un sport différent de celui de sa spécialité.

« J’ai suivi les conseils de reprise, notamment sur la rééducation du périnée. On peut commencer le jour même, ce que j’ai fait. J’ai réalisé les exercices de rééducation pendant deux semaines. J’ai ensuite repris doucement avec de la marche, et cinq jours après j’ai fait 800m de marche, avec mon bébé en écharpe (…). Il ne me manque plus rien pour être performante : j’ai une profession que j’aime, une famille, un enfant. J’ai les bases, et le sport peut s’ériger comme il le faut. » Clémence Calvin, athlète française .

Le Torriellec Mathilde

 

Articles Similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.