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HANDBALL Marie De Meyer : « Quand tu t’engages, tu t’engages à fond »

Marie de Mayer a 20 ans, un beau parcours derrière elle et un avenir prometteur.  Cette handballeuse brestoise, véritable « pile électrique » comme elle le dit elle-même, évolue actuellement en équipe nationale au club Brest Bretagne Handball. Ainsi, en parallèle de ses études, elle a un entrainement par jour et même parfois deux.

Un parcours florissant

La jeune joueuse qui souhaite travailler dans la finance a d’abord pratiqué le football avant de découvrir le handball, sport pour lequel elle a eu un véritable coup de cœur. Marie a commencé le handball en 5ème et a rejoint le BBH (Brest Bretagne handball) en 4ème.  Son ascension sportive a débuté quand elle a intégré l’équipe départementale puis régionale l’année de sa 3ème. Elle a été championne de France des moins de 18 ans dans la catégorie Elite en 2017. En terminale, elle a été recrutée dans l’équipe nationale pour remplacer une joueuse blessée et y est finalement restée.  L’an dernier, elle assumait le rôle de capitaine en plus de son poste de pivot : « je faisais un peu le médiateur. Je faisais beaucoup le lien entre les joueuses et l’entraineur pour expliquer des comportements. Sur le terrain, dès qu’il y avait un problème, c’était à moi que l’arbitre se référait. »

Marie de Meyer, Crédit-Photo Madam Sport (Clara Normant)

Sport collectif : rigueur et engagement   

« J’aime bien le handball parce que c’est un sport où il y a un peu de combat, il y a forcément du contact. C’est un sport d’équipe et, avec une performance collective, tu vas forcément plus loin qu’avec une performance individuelle. C’est pour ça que ça m’a plu. » explique-t-elle. Le sport lui a permis d’acquérir beaucoup de rigueur : « Je suis quelqu’un de très explosif, je suis un peu une pile électrique et le sport me canalise. Le sport a réussi à me cadrer et à me donner une rigueur dans la vie de tous les jours. » Au départ, elle a commencé le handball car ses amies en faisaient et car elle est naturellement plus habile de ses mains ce que de nombreuses personnes lui faisaient remarquer. Selon elle, le handball est un sport de loyauté : « tu ne peux pas te permettre de ne pas tenir tes engagements. Quand tu t’engages, tu t’engages à fond. » La rigueur lui semble également primordiale : « il ne faut pas consommer l’entrainement, il faut se donner les clés pour progresser […] j’ai vite compris qu’il fallait absolument travailler. Même si ça ne paye pas tout de suite, ça payera forcément plus tard. »

Des challenges dans le sport et dans la vie

De la rigueur, il lui en faut énormément dans son quotidien puisque Marie suit des études de gestion bien qu’ayant un statut de sportive de haut niveau.  Elle n’a jamais envisagé de se consacrer entièrement au sport mais reste très investie dans sa pratique, en parallèle de ses études: « j’ai toujours voulu jongler entre l’un et l’autre. Au niveau de mon temps, c’est parts égales. […] Je sais très bien qu’un jour je serai obligée de faire un choix. » Marie a toujours aimé être challengée et souhaite toujours « se donner à fond » : « Au début c’était très dur. Ils voulaient me faire passer mon DUT en quatre ans au lieu de deux. Je n’avais pas envie d’accumuler autant de retard alors j’ai dit ‘non je le fais en deux ans’ et ça s’est très bien passé. […] Quand j’avais entrainement je me levais à 6h, je partais à 7h et je ne rentrais qu’à 20h. ».

Un rythme de vie atypique

« J’ai toujours été motivée mais il y a des moments où tu te demandes pourquoi tu fais tout ça. » Marie a un parcours et un quotidien très différent des autres étudiants et n’a pas échappé à la remise en question. Elle explique : « Je ne peux pas sortir tout le temps car si j’attrape le covid, je peux le transmettre à toute mon équipe […] Quand je sors, je vais être motivée car ça ne sera pas banal… Quand t’es petit et que tu vas au cinéma, t’es trop content d’y aller. Là, c’est pareil. » Elle ajoute : « Si je ne profite pas maintenant, je profiterai plus tard. Ce que je fais, c’est éphémère. A partir de mes 24 ans je vais pouvoir me poser et profiter différemment. » En attendant, cette sportive débordante d’énergie ne s’arrête pas : « Je ne me suis jamais rendue compte que j’avais beaucoup plus d’énergie. Avant, j’étais très dure à gérer. J’ai toujours été une pile […] Après une séance de sport, je peux enchainer sur 20min d’abdos. […] Si je n’avais pas eu le sport, avoir autant d’énergie aurait été compliqué à gérer. »

Organisation bouleversée

Durant le 1er confinement, elle a dû arrêter l’entrainement ce qui n’a pas été le cas pour le 2ème, les équipes professionnelles ayant accès aux structures. Durant le confinement de mars, elle avait des exercices à réaliser tous les jours mais précise qu’il a été difficile de se remettre à jouer : « ton corps n’a pas été habitué à retrouver une activité physique d’un coup.  Tu dois faire une préparation pour éviter de te péter ou de te blesser. » A la reprise des entrainements, son club a mis en place des mesures strictes et, depuis, les joueuses se font tester tous les mercredis. Toutefois, elle n’a pu jouer que 2 matchs depuis le début de la saison car, dans sa poule de 7 équipes, son club est le seul à disposer de structures professionnelles.

Clara Normant

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Le Club

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