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HANDBALL ChM 2019 : “Difficile de faire l’impasse sur une compétition après l’obtention de 2 titres”

Photo Mounia SAADI/ MadamSport

C’est à Créteil, à la maison du handball, que s’est déroulée la conférence de presse de l’équipe de France de handball pour le Championnat du Monde du 30 Novembre au 15 Décembre 2019.

Le sélectionneur Olivier Krumbholz était accompagné de trois joueuses de l’équipe de France : Allison Pineau, Tamara Horacek et Pauline Coatanea

Comment appréhendez-vous ce voyage au Japon, avec le décalage horaire et cet exotisme ? 

Photo Mounia SAADI/ MadamSport

Allison Pineau : 

« Je le vois d’un très bon œil puisque je suis déjà allée au Japon. C’est un très beau pays que je connais un peu de par sa culture et son exotisme. J’ai hâte et je pense que ça va être chouette. »

Tamara Horacek : 

« Pour ma part j’appréhende un peu car ce sera une première au Japon, mais j’ai hâte de découvrir ce pays et ses habitants et aussi ce qu’ils peuvent nous apprendre au quotidien. » 

Pauline Coatanea :

« Je suis assez excitée. C’est une deuxième compétition internationale pour moi et c’est vrai qu’après l’Euro en France, c’est une nouvelle aventure qui commence. J’ai hâte d’y être. »

 Pour cette compétions, à part pour le poste de gardien, l’effectif sera-t-il au complet ? 

Olivier Krumbholz :

 « Pour l’instant à part la blessure de Laura Glauser, on devrait être au complet par rapport à ce qu’on espérait. Ce n’est quand même pas une bonne nouvelle car il est vrai qu’avec Amandine Leynaud  et Laura  on a une paire de gardienne très solide, et que l’enchainement des matchs va être complexe aussi pour Amandine qui devra assurer. »

Comment prévoyez-vous de gérer cette saison sollicitante en termes de matchs et d’évènements ? 

Photo Mounia SAADI/ MadamSport

Olivier Krumbholz : 

« Cet été les filles étaient en repos, car nous estimions qu’il fallait qu’elles fassent un « break » pour les retrouver en meilleure forme et plus fraîches que certaines filles d’autres pays qui ont beaucoup travaillé. On compte aussi sur le fait de les reposer pour ensuite capitaliser là-dessus. En tout cas, ce dont je suis certain, et elles pourront en témoigner, c’est que ça leur a fait du bien et que dans la relation qu’on peut avoir avec elles, cette forme de bienveillance vis-à-vis des joueuses doit nous permettre aussi de travailler en pleine harmonie ensemble, parce que le staff et moi-même sommes dans la compréhension de leurs problématiques. Je pense que ce qui est important c’est que les filles se sentent bien et qu’on leur permette de récupérer en prenant conscience de la difficulté des saisons. »

Allison Pineau : 

« C’est un repos qui était nécessaire pas que sur le plan physiologique mais aussi mental. Nous avons réalisé énormément d’efforts pour arriver aux résultats de ces dernières années. On était toutes très heureuses d’avoir cette période d’été pour se reposer comme il se doit, recharger les batteries et surtout bien se préparer pour aborder cette saison qui est quand même très longue avec 2 compétitions en l’espace de 8 mois, avec 2 voyages lointains…

Donc ce repos était nécessaire mais aujourd’hui il faut retourner au travail, en espérant que malgré la blessure de Laura, en bout de course et même pendant ce mondial, on en sortira indemne en termes de blessures. »

Photo Mounia SAADI/ MadamSport

Ce championnat du monde est-il un test grandeur nature avant les Jeux Olympiques ? En tant que joueuses et en tant que sélectionneur comment allez-vous aborder ce championnat du monde ? 

Olivier Krumbholz :

« Nous avons laissé le choix aux joueuses de participer ou non à ce championnat du monde pensant quand même que 2 compétitions dans l’année c’est très sollicitant. Donc la totalité des joueuses disponibles ont choisi de participer à la compétition.  À partir de ce moment-là on va au championnat du monde avec un maximum d’ambition. Après tout le monde sait que le but suprême de ce collectif ce sont les Jeux Olympiques, maintenant je leur fait confiance. À partir du moment où elles ont toutes envie d’y aller ensemble, on finit par y aller avec un collectif qui a gagné les 2 dernières compétitions. Ceci dit, ce qui est évident est que cette compétition servira aussi d’évaluation en vue des Jeux Olympiques puisque la liste des J.O est restreinte avec seulement 14 joueuses au lieu de 16 et que bien sûr le championnat du monde, quel que soit le résultat, nous servira d’évaluation aussi bien sur le plan collectif que sur le plan individuel. »

Allison Pineau : 

« Je pense qu’il n’y pas eu de discussion sachant qu’il est difficile de faire l’impasse sur une compétition après l’obtention de 2 titres. Personnellement je suis dans une dynamique positive, donc ce serait étrange de couper et de faire l’impasse sur cette compétition. On a toutes envie de défendre notre titre. On est pratiquement au complet dans l’équipe à être partante, donc on a toujours aussi soif de victoire et de titres. Pour moi faire l’impasse sur cette compétition n’est pas la meilleure idée, pour se préparer au mieux pour les J.O, à part si c’est nécessaire en termes de fatigue. L’équipe en tout cas a les crocs. Dorénavant nous avons un nouveau costume, puisque nous sommes qualifiées aux J.O pour défendre notre titre à 100 %. »

Pour Tamara Horacek et Pauline Coatanea, un titre mondial, ça doit vous motiver non ? 

Pauline Coatanea : 

« Absolument ! J’ai eu la chance de participer à l’Euro l‘année dernière, et c’est vrai que de faire partie de cette équipe de France représente une chance pour moi. Forcément, j’ai envie d’une médaille d’or. Je ne pense pas du tout aux J.O mais plutôt à ce mondial avec une dynamique de groupe joviale et combative. »

Tamara Horacek : 

« Je n’ai pas eu la chance de participer aux Championnat du monde et aux championnats d’Europe donc c’est un honneur de faire partie de cet effectif déterminée à tout gagner avec comme seul et unique objectif ce championnat pour se diriger au fur et à mesure vers les J.O un jour. »

Photo Mounia SAADI/ MadamSport

 Olivier vous disiez lors du dernier rassemblement, que votre but premier était de défendre le titre, n’est-ce pas ?

Olivier Krumbholz  : 

« Effectivement on y va pour réaliser un bon résultat c’est sûr. Après le coach doit certainement lui plus se projeter dans la durée. Moi ce que je constate c’est que c’est une compétition qui est assez complexe. Le plus dur est peut-être le début avec cette nouvelle formule d’une poule qui est très difficile. C’est pour ça qu’il va véritablement falloir sortir de la poule, parce qu’il est bien évident qu’en dehors de l’Australie qui est quasiment condamné, sur les 5 autres équipes il n’y en a aucune qui se dit que peut être elle va sortir au premier tour. Donc ça va être une grosse bagarre cette compétition. Mais je ne m’inquiète pas, car notre équipe est incroyable et que, depuis l’enchainement quelque temps il y a une osmose qui s’est créée et de ce fait, je sais qu’elles sont capables d’utiliser leurs expériences. Cependant je reste prudent quoiqu’il arrive.  Pour moi le plus important, c’est de passer le premier tour dans cette compétition. Une fois le premier tour passé, on sera lancé et on retrouvera cette équipe qui est capable de performer et de gagner. »

A LIRE AUSSI : La liste pour le Japon

 Le but des « Test Event » est de préparer le premier tour difficile, avec 3 matchs en 3 jours ?  Le but serait-il de prendre le rythme dès l’arrivée des joueuses au Japon ?

Olivier Krumbholz : 

« Oui le principe de ce « Test Event » est de récupérer aussi bien physiquement que mentalement avec le décalage horaire à digérer et les conditions physiques à optimiser au maximum. Le but est de travailler évidemment, même si on a la chance d’avoir une équipe expérimentée. Je pense que c’est trahir personne que de dire que quand on avance dans la carrière on a plus envie de jouer des matchs plutôt que de faire des entrainements, en sachant clairement qu’on ne jouera pas les 3 matchs à fond. Je pense qu’on est capable de bien gérer ces événements en considérant que nos adversaires devront faire face à la même problématique. Ça va être un tournoi de préparation, et le « Test Event » permettra de bien se préparer en jouant des matchs. Ce qui serait intéressant est de savoir si le jeu du Japon est aussi proche que celui de la Corée du Sud, pour pouvoir préparer au mieux les matchs par exemple. »

Le Championnat du Monde se déroulera à Kumamoto au Japon du 30 Novembre au 15 Décembre 2019.

Mounia SAADI

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