NOS FOCUS

HANDBALL : Astride N’GOUAN, une saison palpitante !

Cette semaine, Astride N’GOUAN, fraîchement vainqueur du Championnat de France de Ligue Féminine de Handball et de la Coupe de France, répond à nos questions.

Elle qui a débuté assez tardivement sa carrière du côté de Créteil se retrouve aujourd’hui championne de France, vainqueur de la coupe de France mais aussi et surtout championne d’Europe et du Monde avec les Bleues. Astride N’GOUAN a vécu une saison pleine et réussie du côté de Metz. Elle nous raconte son parcours et sa vie.

Astride, pourriez-vous nous décrire votre parcours en quelques mots  ?

Incroyable je dirai, j’ai débuté le Hand par pure coïncidence grâce à une amie (à 16 ans) car je n’avais pas du tout prévu de faire ce sport. Puis tout est allé très vite, en même pas un an j’ai intégré le centre de formation et tout s’est accéléré. Remporter ces différents trophées, en club comme en sélection est l’accomplissement de ma carrière. 

Qu’avez vous ressenti en devenant Championne d’Europe fin 2018 avec la France à domicile, un an après être devenue Championne du Monde ?

C’était quelque chose de magique, devant son public c’est forcément quelque chose à vivre en tant que sportive. Surtout à Bercy, dans une belle salle, c’était vraiment beaucoup d’émotions. 

Vous y pensez encore aujourd’hui à ce titre et à toute cette ferveur ?

De temps en temps, j’ai eu une longue saison mais le fait d’avoir joué la finale de la Coupe de France à Bercy rappelle forcément de bons souvenirs. 

C’est votre première saison à Metz Handball, vous remportez déjà un titre de Championne de France et la Coupe de France, racontez nous. 

Cette saison a été plutôt riche, j’arrive je suis déjà championne de France alors qu’auparavant j’ai toujours échoué au statut de vice-championne et petite anecdote, j’ai toujours perdu en finale contre Metz, c’est drôle. Cette année a été une saison « amazing » comme on dit. 

Ces deux titres symbolisent la très bonne saison messine, la déception du Final Four de la Champion’s League est oubliée ? 

Oubliée pas totalement mais il faut être rationnel et se dire qu’on a quand même réalisé une très bonne saison. Il reste néanmoins un petit goût amer car on sait qu’on est passées à côté de quelque chose, mais on y retournera encore plus fortes l’année prochaine c’est ce qu’il faut se dire. 

Vous êtes consciente du travail restant à accomplir pour être à la hauteur des clubs comme Gyor, qui domine au niveau européen ? 

Ca nous a fait du bien de goûter à ce premier Final Four et de voir le niveau à avoir, on n’a pas le droit à l’erreur. On ne peut pas se permettre de rater une première mi-temps comme on a pu le faire. Maintenant on sait à quoi s’attendre pour la saison prochaine. 

L’an prochain justement, Béatrice Edwige va rejoindre Gyor, quels ont été ses mots pour le groupe messin ? 

Qu’on se retrouve en Final Four l’année prochaine. 

Quels seront vos objectifs pour la saison prochaine sur le plan personnel et collectif ? 

Réaliser la même saison que cette année voire mieux, c’est-à-dire gagner encore des titres et faire quelque chose en Final Four. 

De plus en plus de média s’intéresse au sport féminin, pensez-vous que les médias ont un rôle à jouer dans l’émancipation de la pratique sportive chez les jeunes filles ?

Bien sûr, on voit plus souvent les hommes à la télé, c’est plus facile pour les garçons de se référer à un Mbappé comme à un Luka Karabatic. Si aujourd’hui les jeunes filles peuvent se référer à une icône féminine, cela peut les emmener à faire du sport et à croire en leurs rêves. 

On vous voit très active sur Instagram notamment, c’est important pour vous de partager vos aventures avec les supporters ? 

J’essaie du moins, j’aime bien dire ce que je pense, tenir au courant quand j’ai match, me lever avec des phrases positives. On est toujours dans une petite routine, pour nous aussi c’est pas toujours facile de se lever et dire qu’on va au travail (sourire). Je me dis que ca peut motiver d’autres sportives, ca peut toujours aider. 

On voit que la danse, la chanson avec vos coéquipières notamment Grâce Zaadi ou encore Laura Glauser font partie de la vie de groupe. Qui est la plus « crazy » au sein du groupe ?

La plus folle ? C’est Grâce sans hésiter (rires). 

Astride N’Gouan & Grace Zaadi (Instagram Astride N’Gouan)

Vous partagez souvent des repas ensemble, le groupe messin c’est comme une seconde famille ? 

Oui car on est vraiment tout le temps ensemble. C’est important de créer des liens hors terrain. On a de la chance d’être une équipe qui vit bien ensemble sur le terrain comme en dehors et c’est, je pense, ce qui nous aide à performer sur le terrain. 

Donc on devrait encore vous voir de nombreuses années sous les couleurs messines ? 

Ah j’espère. (rires)

Enfin, si vous aviez un message à faire passer aux jeunes filles voulant faire du handball, quel serait-il ? 

De toujours croire en ses rêves, même si dans un premier temps on ne pense pas être destinée à quelque chose, si on le veut vraiment on peut réussir quel que soit ce que les autres peuvent dire. 

Vincent FOULTIER

Suivez-nous
error

Articles Similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

error

Vous aimez Madam Sport ? Partagez