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HANDBALL ARBITRAGE Camille Gioia « On apporte notre pierre à l’édifice au sport »

Rigueur et impartialité sont pour elle les maîtres mots pour être une bonne arbitre. Camille Gioia nous explique aujourd’hui sa vision de cette discipline à travers ses multiples expériences et son point de vue sur la situation de l’arbitrage féminin dans le handball.

Passionnée depuis l’enfance

Joueuse au club de l’ES Montgeron, Camille Gioia est également arbitre depuis une dizaine d’années maintenant. Lorsqu’elle a 9 ans, son entraîneur de son premier club de handball, à Brunoy, lui propose de devenir arbitre. Formée par cet homme et un arbitre expérimenté, Camille explique que ces deux hommes ont été très importants tout au long de sa carrière d’arbitre grâce à leurs nombreux conseils et leur rigueur. L’arbitrage permet à Camille de voir une autre facette de son sport et c’est ce qui lui plaît : « On apporte notre pierre à l’édifice au sport ». Camille est très investie dans son sport, elle n’hésite pas à dépanner en coaching lorsque c’est nécessaire ou durant un match en étant juge de table ou responsable du chronomètre : « Chaque investissement est un plaisir ». Malgré ses études très prenantes, elle ne compte pas laisser tomber l’arbitrage et en veut toujours plus : « Mon rêve ultime, arbitrer au niveau professionnel et international ».

Une arbitre expérimentée

En binôme mixte, Camille est arbitre régional, mais pour la dernière saison avant la crise sanitaire, elle a eu une opportunité unique : « on a eu la chance de faire partie de l’expérience T1N entre le niveau régional et national, c’est une préparation aux circuits nationaux : nous avons arbitré en national 3 garçon et national 2 féminine. » Il faut dire que l’arbitrage lui a permis de vivre de vraies expériences, notamment lorsqu’elle a arbitré le quart de final sénior du championnat de France : « On a eu l’occasion d’arbitrer des joueurs qui aujourd’hui jouent dans des grands clubs ». Mais au-delà de lui avoir fait vivre de grands moments, l’arbitrage a apporté à Camille beaucoup de self-contrôle, de la rigueur et de la droiture. Pour exercer cette discipline, il faut savoir s’imposer, être sûr dans sa décision et ne pas en changer.

L’arbitrage : du mental et du physique

L’arbitrage reste tout de même un exercice compliqué, où il faut savoir gérer ses nerfs, et ce n’est pas Camille qui dira le contraire : « Il suffit d’un moment de faiblesse et on sera mis en difficulté, il faut rester droit dans ses pensées, être ferme et assumer nos décisions ». L’arbitrage demande de l’impartialité et de la droiture surtout pour les femmes qui arbitrent les hommes, un arbitre ne doit pas se laisser marcher sur les pieds. En plus de la pression du match, il faut savoir faire face aux critiques venant de tout bord dont le public : « On a l’impression qu’arbitrer c’est facile mais prendre la place de l’arbitre est plus difficile ». De plus, en étant une femme, il faut aussi affronter les préjugés encore bien présents dans le sport, d’après Camille « on est toujours comparée aux hommes alors qu’on devrait être sur la même lignée ». La jeune arbitre rajoute même : « Ce n’est pas le sexe qui va déterminer la qualité d’un arbitre ». Elle reste tout de même positive sur l’avenir de l’arbitrage féminin en affirmant avoir vu des changements au cours de ses dix ans d’arbitrage mais de gros progrès sont encore à faire.

Pauline Frayssou

Photo à la une : Camille Gioia, crédit photo : Camille Gioia

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