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FOOTBALL : Pourquoi les États-Unis survolent-ils autant le football féminin depuis de nombreuses années ?

Dimanche à Lyon, les américaines ont remporté leur quatrième Coupe du Monde en seulement huit éditions. Ce trophée s’ajoute aux trois autres Mondiaux remportés en 1991, 1999 et 2015. Quatre Coupes du Monde en moins de 30 ans, quatre titres olympiques, des joueuses stars sur et en dehors du terrain, un style et une mentalité inimitable, mais pourquoi les américaines marchent-elles sur le football féminin ? 

Les réponses sont assez évidentes, et celles-ci devraient servir d’exemples aux nations comme la France qui souhaitent rivaliser avec les américaines. Depuis 1972, les universités américaines ont l’obligation d’investir autant dans le sport masculin que féminin. Aux USA, le football n’est pas le même que dans le reste du monde. Chez eux, le football se joue à la main, avec de gros équipements et des impacts phénoménaux. Plus simplement, le football américain est un sport « d’homme », peu accessible voir inaccessible aux femmes. Les femmes pratiquent donc le soccer, le football tel que le monde le connait, pour décrocher une bourse. Le parfait exemple est bien évidemment celui d’Alex Morgan, qui, après avoir marqué l’histoire de son club universitaire, obtient le statut professionnel dès 2011.

Ces bourses sont sources de motivation pour les étudiantes américaines, ce qui fait logiquement grimper le nombre de licenciés dans ce sport. Aux États-Unis, les femmes sont dix fois plus nombreuses à pratiquer le soccer qu’en France (1,8 million aux USA contre 180 000 en France) . Les petites-filles américaines ont la culture du football, les universités s’arrachent pour attirer les meilleures talents dans leur rang. Tout ceci montre l’engouement que porte les États-Unis au football féminin. Les jeunes joueuses américaines ont alors de quoi s’exprimer plus facilement pour allier étude et football. À part Lindsey Horan, les 22 autres joueuses sont passées par les rangs de l’université qui ne lâchent pas ses talents avant qu’elles ne soient passées professionnel. Cet accompagnement très important, que l’on a plus l’habitude de voir dans le football professionnel masculin, permet à cette nation d’être sur le toit du monde depuis près de 30 ans en continuant d’impressionner chaque année.

Enfin, comme on a pu le voir durant le Mondial, les joueuses américaines sont des battantes, sur et en dehors du terrain. Megan Rapinoe en est le parfait symbole, l’icône du football féminin américain a lâché quelques déclarations et a surtout surmonté les critiques des journalistes et de Donald Trump en remportant le trophée et en étant élue meilleure joueuse et meilleure buteuse du tournoi. Les footballeuses américaines ne cachent pas leur mécontentement et leur combat contre la politique américaine et la différence salariale. Ces points montrent que le football national américain est en avance sur les autres nations du monde. À ne pas confondre avec le football en club où l’on sait que l’Olympique Lyonnais domine largement. Les nations du Monde savent ce qui leur reste à faire pour pouvoir rivaliser dans les prochaines années avec les États-Unis. 

Vincent Foultier. 

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