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BEACH-VOLLEY Aline Chamereau “ Au beach-volley, tu ne peux compter que sur ta partenaire et toi »

Lorsque l’on parle de beach-volley, on pense forcément plage et soleil ; et c’est totalement vrai. Mais le beach-volley ne se résume pas qu’à l’été et les vacances et c’est Aline Chamereau, joueuse de l’Équipe de France, qui va nous expliquer toutes les qualités de ce sport qui ne demande que de la visibilité.

 

Le volley en salle avant le beach-volley

« Tout le monde fait ça en général. C’est très rare les personnes qui commencent directement par le beach (beach-volley) » nous explique Aline. Le volley, dit classique, est un sport bien reconnu et pratiqué à grande échelle en France. Cependant, le beach-volley ne connait pas la même célébrité que son compère : « J’étais dans le monde du volley depuis mes 12 ans, et pourtant je n’ai entendu parler du beach-volley qu’à mes 14 ans » nous confie-t-elle. Rapidement repérée par la sélection nationale, Aline passe par deux pôles espoirs en volley en salle entre ses 12 et 14 ans. Puis, la fédération française de volley décide de réaliser une campagne afin de promouvoir le beach-volley et d’en créer une équipe. Après un atelier d’initiation de beach au pôle France, la jeune volleyeuse devient intéressée par cette variante de son sport.

Lors d’un match de beach-volley, deux joueuses/joueurs de chaque équipe s’affrontent, mais sans coach avec eux/elles : « Il faut se débrouiller toute seule avec sa partenaire, et j’ai beaucoup aimé ce point-là du beach » nous livre Aline. Mais hormis le sport en lui-même qu’elle a adoré, un autre point a nettement fait pencher la balance : « Je rêve depuis toujours de participer aux Jeux Olympiques et ça serait beaucoup plus fermé au volley en salle. Je sentais que si je prenais une autre joueuse avec moi au beach-volley et que je bossais suffisamment, j’avais plus de chances d’aller aux JO ».

 

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« C’est un sport très complet »

D’après Aline, le beach-volley, « c’est un sport très complet. Il y a un poste spécifique en défense et en contre mais il faut savoir tout faire sur le terrain puisqu’on est que deux ». Comme expliqué précédemment, aucun entraîneur n’est présent ; les deux joueuses sont alors livrées à elle-même : « Il y a ce côté management qui existe. Il faut donc apprendre à se gérer nous-même. Il faut savoir d’adapter, trouver des solutions avec sa partenaire sur le terrain ». Dans ce format très restreint en termes de pratiquants, l’autonomie et l’entente avec son partenaire sont des points essentiels pour être performantes : « Les liens avec la partenaire sont beaucoup plus forts puisqu’on est que deux. »

Un sport complet qui permet également de voyager tout au long de l’année. Aline et sa partenaire participent à plusieurs tournois par mois durant leur saison. Des tournois qui se déroulent aux quatre coins du monde. Et pas le choix de faire un minimum de résultats si elles veulent continuer à jouer des tournois un peu partout : « Il faut aller gagner pour rapporter des sous. C’est comme au tennis, ça fonctionne sous forme de cash-prize. Maintenant, on s’en sort mais quand j’ai commencé, on allait à l’autre bout du monde et vu qu’on n’avait pas encore le niveau, on perdait au premier tour de qualification : retour à la maison. Pour continuer à jouer, tu ne comptes donc que sur ta partenaire et toi-même » nous confie-t-elle.

 

Un duo qui fonctionne plutôt bien

2018 a été une année de changement pour le beach-volley français. La fédération décide d’investir dans ce sport et recrute notamment deux entraîneurs brésiliens réputés : « Ça a révolutionné nos entraînements et notre manière de jouer. Au Brésil, tout le monde joue là-bas. Il y a notamment quatre brésiliennes dans les dix meilleures joueuses du monde. Ils nous ont ouvert les yeux sur notre manière de s’entraîneur, sur nos objectifs, sur nos approches de matchs. Et depuis l’arrivée de ces deux entraîneurs, on a toute augmenté notre niveau. » Avec ces changements, Aline se voit également attribuer une nouvelle partenaire : Alexandra Jupiter. Un risque pris de la part de la fédération, à seulement deux ans des Jeux Olympiques puisqu’il faut environ trois ans pour qu’une paire fonctionne vraiment bien. Un autre risque a été pris de la part des entraîneurs : « Au beach, le format classique, c’est d’avoir une grande joueuse devant en tant que bloqueuse et une autre plus petite derrière en défense. Notre pari a été de mettre deux bloqueuses ensemble. Nous sommes toutes les deux grandes et on a alors fait le choix d’opter pour une équipe physique. J’ai toujours cru en Alexandra et elle croyait aussi en moi, c’était donc une décision plutôt simple à prendre. »

Depuis 2018, en partant de la 176ème place mondiale, Aline et sa partenaire ont gagné environ 150 places : « beaucoup de travail » d’après Aline, qui ajoute « On se connaissait déjà en dehors mais sur le terrain, pas encore. Au départ, on s’est cherchée, il a fallu trouver un équilibre. » Une ascension qui voudrait être récompensée par une qualification aux Jeux Olympiques.

 

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Encore une chance pour les JO de Tokyo

Non-qualifiées pour les Jeux Olympiques 2020, l’arrivée de la pandémie mondiale, qui a décalé d’un an la compétition, leur a offert une seconde chance. Cependant, seulement quatre tournois se sont déroulés depuis. N’ayant pas fait d’assez bons résultats lors de ces quatre tournois, les deux volleyeuses n’ont pas pu valider leur ticket pour Tokyo. Mais elles ont finalement une toute dernière chance de se qualifier : grâce à la finale de la Continental Cup qui débute le 23 juin aux Pays-Bas : « Seul le vainqueur de ce tournoi obtient un ticket pour les Jeux » nous explique Aline qui ajoute : « c’est notre dernière chance. On a plus le droit à l’erreur ».

 

Le beach-volley n’étant pas un sport très célèbre en France, certains clubs sont pourtant en plein développement. Native de Lyon, Aline pousse pour l’évolution de son sport en France, et notamment dans son club : Only Beach de Lyon. Crée en 2018, Only Beach et ses huit membres accueillent avec plaisir tous nouveaux volleyeurs et volleyeuses voulant découvrir ce sport, qui mérite d’être mis en lumière.

Image à la une: Aline Chamereau, Crédit-photo: Aline Chamereau

Lucas Jariais.

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