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BABY-FOOT Clémentine Thomar “Être championne du monde et chanter la marseillaise, une fierté ! »

Baby-foot au bar, au lycée ou en club, chacun a sa vision de cette discipline aussi populaire qu’ancienne. Championne du monde et championne de France, Clémentine Thomar nous livre son parcours dans le baby-foot, un passe-temps de lycée devenue une réelle passion.

 

Du baby de lycée au baby en club

Comme grand nombre de personnes, Clémentine découvre le baby-foot au lycée lorsqu’elle a 15 ans. Comme grand nombre de personnes, elle trouve ça « amusant, on rigole bien autour d’un baby ». Et comme grand nombre de personnes, jouer au baby s’arrête au lycée. Mais ses parents, voyant que Clémentine apprécie vraiment de jouer, décide de lui trouver un club. « Ce n’est pas que je ne voulais pas en faire en club, c’est que je ne savais même pas que ça existait. Moi je jouais juste beaucoup au lycée, on se donnait des rendez-vous quotidiens pour faire des parties, ça s’arrêtait-là pour moi » nous explique-t-elle.

Clémentine s’inscrit alors au club de Toulouse ; un autre monde du baby de bar ou de lycée : « La plus grosse différence, c’est la manière dont on rend les choses officielles » nous décrit Clémentine, qui ajoute : « Au bar, c’est un peu comme à McDo, c’est venez comme vous êtes, que tu sois en costume, en jogging, en civil. Alors qu’en club, tu as ta tenue de club, tes équipements. Les règles sont également différentes entre le baby de bar et celui en club ».

Peu de monde s’imagine voir des grandes compétitions de baby-foot avec des joueurs et joueuses aussi prêts physiquement que mentalement, alors que c’est bien le cas.

« L’aspect physique n’est pas mis en avant au baby-foot, mais il est essentiel »

En effet, la préparation est essentielle dans tous les sports, et même au baby-foot ! L’aspect physique n’est surtout pas à négliger lorsqu’on pratique ce sport à un certain niveau, et ce n’est pas Clémentine qui dira le contraire : « Si tu n’es pas un minimum en forme, si tu n’as pas de souffle, si tu transpires au moindre effort, tu ne peux pas tenir physiquement tout le long d’une compétition. Cette dernière, qui peut durer jusqu’à 5 jours, demande beaucoup « d’énergie, de concentration et d’attention ». « Ceux qui ne sont pas prêts à subir tout ça, on les a un peu à l’usure sur la durée d’un match » déclare-t-elle.

Hormis l’aspect physique, lorsqu’on évoque une certaine qualité à avoir à un certain niveau au baby-foot, Clémentine énonce en premier la notion de fair-play : « Quand tu commences le baby, un point flagrant, c’est que certains joueurs/joueuses ont du mal à gérer leur tempérament sur la table (le baby). Déjà, tu es proche de ton adversaire lors d’un match, et le fait que les mouvements à réaliser soient si précis et avec des contraintes, c’est très frustrant. Et cette frustration amène parfois à des comportements pas très fair-play. Mais je parle bien-sûr qu’une partie des joueurs ».

Garder ses nerfs, être concentré du début à la fin, être prêt physiquement, le baby-foot demande alors bien plus que de savoir tirer dans la balle et faire des roulettes.

 

Championne du monde

Dès son arrivée en club à ses 18 ans, la toulousaine travaille dur pour progresser au maximum. Ses efforts paient, puisque deux ans plus tard, elle connaît sa première sélection en Équipe de France. Ses efforts ont d’autant plus payé lorsqu’elle est devenue championne par équipe du monde en 2015 à Turin et en 2017 à Munich. Avec six joueurs par équipe, des pays s’affrontent en plusieurs manches : en double puis en simple. « Quand tu joues en équipe, tu es un peu portée par les autres. Tout le monde se félicite quand ça va, s’encourage quand ça va moins » nous explique-t-elle. Lors des cinq jours de compétition, l’épreuve en équipe se déroule lors des deux derniers jours : « tout le monde est un peu fatigué, mais au moins on est tous rôdés ». « Et lorsque la dernière balle du dernier match rentre dans le but, tu n’y crois pas au début que tu es championne du monde » s’exclame-t-elle. Et quand vient le moment de chanter la Marseillaise, grand moment d’émotion : « Dans notre équipe, on vient tous de milieux différents, on a tous connu des expériences différentes. Et lorsqu’on chante tous ensemble, avec fierté, la Marseillaise, c’est juste magnifique ! ».

Mais ce n’est pas tout, en plus de ses deux titres de championne du monde, Clémentine est aussi championne de France 2019. L’armoire à trophée est donc joliment décorée.

Le baby-foot : un sport ou un loisir ?

Pour la plupart des personnes, le baby-foot est juste un loisir. Pour les pratiquants de baby-foot, c’est un sport comme les autres. Mais ce débat n’est pas si important que ça selon Clémentine. Ce qui est plus important, ça serait de faire évoluer cette pratique dans les années à venir, et ce n’est pas gagné : « Je ne sais pas si le baby en France a le bon dynamisme pour le faire évoluer. » Un important travail de communication, de médiatisation et de sensibilisation au baby-foot est nécessaire de la part de la fédération française.

Ce manque de médiatisation en général, Clémentine essaie de le compenser grâce à ses vidéos qu’elle réalise sur les réseaux sociaux sous le nom de « Clem Baby-foot ». Sur Instagram et Youtube, la championne de baby-foot partage tout simplement sa passion : « mon objectif derrière tout ça, c’est de partager ce que j’aime faire et de l’apprendre aux autres à ma manière ».

Qu’on la retrouve en compétition ou sur Internet, Clémentine Thomar sera forcément proche d’un baby !

 

Image à la une: Clémentine Thomar, Crédit-photo: Nathalie Kramar

 

Lucas Jariais.

 

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Le Club

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